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Conscient de l'enjeu des prochains mois pour l'avenir de la France, je pense qu'il est important que chacun sache de façon claire et nette ce qui se passe actuellement au niveau économique en France. Je vous propose dans cette article mon analyse ainsi qu'une synthèse de ces données pour mieux comprendre ce qu'il s'est passé en 2013. 

Tout d'abord, quelques rappels macro-économiques:

Avec la fin des tensions sur l'éclatement de la zone euro, les investisseurs choisissent de plus en plus d'investir à bon prix dans le vieux continent, qui avait été délaissé et dont les actifs sont devenus bons marchés. 

Les pays émergents sont les grands perdants de 2013, et souffrent d'un déplacement de liquidités vers les USA, l'Europe, ainsi que le Japon.

Dans un contexte fragile, ou l'on annonce le début d'une reprise de l'économie globale, la France elle, souffre.

Les grandes puissances économiques ont toutes renouée avec une amélioration de leurs économies en 2013, que ce soit le taux de chômage américain tombant à 6.7% ou encore à 7.1% pour la Grande-Bretagne.

Les excellents chiffres des exportations Allemande, ainsi une croissance du PIB chinois en baisse, mais s'élevant tout de même à 7.7% pour 2013 confirment l'hypothèse d'une reprise convalescente de l'économie. Les pays d'Europe du Sud ont eux aussi, su tirer leurs épingles du jeu en 2013, puisque l'Espagne, L'Italie et la Grèce montrent d'encourageants signes de reprise.

 

Pourquoi donc la France a-t-elle autant de difficultés à renouer avec une croissance acceptable ? Comment arrivera-t-elle à se hisser et se remettre au niveau des autres grandes puissances ?

 

Une taxation qui fait pression.

D'après les données publiées par Bercy, le rendement des impôts est inférieur de 4% à ce qui était attendu pour la TVA et l'impôt sur le revenu, et 7% pour les impôts sur les sociétés. 

Une rentrée moindre de TVA dans les caisses de l'état est un signe de ralentissement de la consommation. La consommation étant la principale source de revenue française, l'état cherche à tout prix à endiguer ce problème. 

Les résultats décevants des impôts sur les revenus et sociétés montrent clairement que l'on a dépassé le seuil de tolérance à la taxation des différents agents économiques.

Les exportations en berne.

En 2013, le déficit commercial est passé de 4.8 Milliards d'euro à 5.7 Milliards.

La France a du mal à exporter ses produits à cause de son manque de compétitivité, lié au coût du travail et aux nombreuses démarches administratives.

Les domaines du luxe ou encore de l'aéronautique sont des exceptions qui ne doivent pas nous faire croire que l’industrie française va bien. Un surplus de procédures administratives ainsi qu'un euro trop fort ont contribué à l'affaiblissement des exportations françaises.

(Explication de ce qu'est le déficit commercial en fin d'article)

Le secteur du privé en convalescence.

L'indice PMI Markit publié en janvier 2014 nous a montré que le PMI (Purchasing Manager Index) français s'améliore et montre un certain regain d'enthousiasme. Il passe ainsi de 47.3 à 48.5.

Le PMI est un indice reflétant le sentiment des entreprises d'un état. Sa base est de 50, au-dessus 50, les perspectives sont perçues comme positives. En dessous de 50, les perspectives sont perçus comme négatives, et témoigne d'une contraction de l'activité privée. Le PMI prend en compte le nombre de commandes faites par les entreprises, le nombre d'emplois ainsi que la production. 

Finalement, verre à moitié vide ou plein ?

Le bilan de la France pour 2013 est donc mitigé: Il n'est clairement pas à la hauteur des autres grandes nations, et l'écart avec l'Allemagne s'est définitivement crée. Le chômage est désormais à 10.5% de la population active, et le PIB est estimé à 0.2% pour 2013, soit inférieur aux 0.4% attendus.

Mais dans le même temps, on note une amélioration nette de l'activité dans le secteur privé, qui a permis de raviver l'espoir d'une croissance plus élevée en 2014, ainsi qu'un niveau de croissance du PIB de retour à son niveau de 2006 ( pré-crise de 2008).

2014 sera donc une année déterminante pour la France, qui doit à tout prix monter dans le train de la reprise économique tant que cela reste encore possible.

Dans le prochain article, je vais traiter des perspectives de croissance de la France pour 2014, du fameux "pacte de responsabilité" de François Hollande, ainsi que du crédit d'impôt compétivité emploi.

Que sont ces différents outils, à quoi servent-ils, pourquoi en parle-t-on partout ? Tout ce qu'il faut savoir et retenir, sera en ligne dès demain. Pour toute question, n'hésitez pas à me contacter via mail ou twitter. Je suis content de voir que vous êtes de plus en plus nombreux à suivre ce blog, et vous en remercie.

 

Sylvain.

Contact: sylvain.loganadin@gmail.com

Twitter: @Sylvain_Fx

LinkedIn: Sylvain Loganadin

 

Explication du déficit commercial:

On parle de déficit commercial lorsque la somme des importations et des exportations est négatives. C'est à dire, que l'on importe plus de biens que l'en on exporte.

Le contraire de cette situation est qualifié d'excédent commercial.

Exemple: La France vend aux États-Unis pour 500euros de baguettes, et achète dans le même temps pour 600euros d'hamburgers. La balance commerciale française est donc de -100euros.

Le déficit commercial français est donc de 100euros, et l'excédent commercial des États-Unis est de 100euros. Si vous exportez plus que ce que vous importez, vous êtes en excédent, sinon en déficit.

 

 

Analyse : Le Bilan de la France en 2013, verre à moitié plein ou à moitié vide ?
Tag(s) : #Analyse

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