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Entre surperformance de la livre Sterling et déclaration choc du premier ministre britannique David Cameron, qui qualifiait l´amélioration de l´économie britannique de "success story post crise“, la Grande-Bretagne se retrouve au centre de toutes les attentions en ce début d´année.

Hier, nous découvrions les chiffres spectaculairement bas du chômage britannique, tablant ainsi à 7,1% contre 7,4% précédemment et un consensus à 7,3%.

Ce nouveau chiffre se rapproche donc des 7%, seuil fixé par la BoE (Bank of England) pour un relèvement de ses taux d´intérêts.

Avec une croissance du PIB estimée a 1,4% pour 2013  et une croissance attendue de 2,4% du PIB  en 2014, la Grande Bretagne montre des signes tres positifs d´amélioration de son économie. 

Pour rappel, la croissance du PIB en 2013 est d´environ 0,2%, et est attendue a 0,9% pour 2014. Nous sont donc bien loin des fameux 2,4% annoncé par la Grande Bretagne.

 

Quels sont donc les différents facteurs ayant mené a l´appréciation et au renforcement de la Grande Bretagne en 2013 et quelles sont les perspectives pour 2014 ?

 

Réforme de l´état de providence, une série de réforme axée principalement sur la classe populaire.

Le gouvernement britannique a pris de fortes positions en faveurs d´une refonte d´un système social devenu trop complexe.

Fin de l´indexation des prestations sociales sur l´inflation, qui seront maintenant plafonnée à 1% par an pendant 3 ans, réduction de 10% de l´aide du gouvernement aux foyers modestes permettant à ces derniers de payer leur taxe habitation.

Montant maximum des allocations perçues limité à un maximum de 2 500 euros par mois pour un adulte vivant avec des enfants, quel que soit le nombre d'enfants à charge et ce malgré les prix exorbitants des loyers. Inéligibilité de 500 000 des 3,2 millions de personnes bénéficiaires d'une aide en raison d'un handicap  d´ici 2018. 

C´est donc le prix à payer pour économiser près de 21 Milliards d´euros d´ici 2015.

Réforme bancaire, la fin de la finance ultra-compétitive ?

La réforme qui a été approuvée  très récemment porte notamment sur l´idée du ring fencing. C´est en fait, la division nette des activités de banque commerciales et banques d´investissement pour une meilleure gestion du risque. 

Les banques d´investissements désormais indépendante juridiquement, devront maintenir un capital de 10% de leurs actifs pondérés en fonction de leurs risques.

Le but du Ring Fencing est ainsi d´accroitre la compétitivité au sein du secteur bancaire, et de permettre a l´économie de profiter d´une offre du crédit plus importante.

La finalité de cette réforme est de tourner le dos à une éventuelle future crise financière, résultant du risque important d´effondrement du système économique à cause de la taille jugée trop importantes de certaines banques.

La Grande Bretagne démontre ainsi qu´elle a appris des erreurs du passé, et qu´elle souhaite de ce fait, une certaine stabilité financière, quitte à réduire le rythme de l´activité financière en son sein au profit d´une meilleure injection de liquidité dans l´économie.

Les leçons que nous pouvons en tirer ?

La situation économique satisfaisante de la Grande Bretagne s´est obtenue a coup de grandes réformes politiques et sacrifices, ainsi que par un soutien de la population qui était majoritairement pour une refonte du système social.

N´oublions pas que l´immobilier, dont la valeur a pris 7,5% en 2013, contribue énormément a l´économie anglaise, et que certains craignent d´hors et déjà la création d'une bulle.

2014 sera donc une année sportive pour la Grande Bretagne, que nous suivrons de très près, avec en perspective: Reprise de la croissance, spéculation immobilière, et accroissement de compétitivité dans la finance.

Je reste à votre disposition pour toute question.

Sylvain.

Contact: sylvain.loganadin@gmail.com

Twitter: @Sylvain_Fx

LinkedIn: Sylvain Loganadin

 

Analyse: La Grande Bretagne, success story européenne ?
Tag(s) : #Analyse

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