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Jends Weidmann, président de la Bundesbank, a confirmé la possibilité d’un recours à des mesures non conventionnelles ce mardi 25 Mars, ce qui laisse présager l’utilisation notamment d’un plan d’assouplissement quantitatif ou Quantitative Easing en anglais.

Cette annonce n’a pas laissé les opérateurs de marché insensible. En effet, un assouplissement quantitatif permettra de dévaluer la monnaie unique par l’injection massive de liquidités dans l’économie. Il y a eu de ce fait d’importants mouvements baissier sur la paire de devise la plus populaire au monde, l’EUR/USD.

Le spectre déflationniste étant de plus en plus présent, le recul du chiffre de l’inflation de +0.8% en Février à +0.7% en Mars inquiète de plus en plus les économistes. Mario Draghi est d’ailleurs sous le feu des critiques pour son comportement jugé passif vis-à-vis des risques déflationniste de la zone euro.

Assouplissement quantitatif = Panique en zone euro ?

Un Euro trop fort est un véritable problème pour l’économie, et avec le recul de l’inflation, on assiste à véritable montée de l’inquiétude quant à l’avenir de la zone euro. À l’exception de l’Allemagne, la majorité des pays européens souhaiteraient bénéficier d’un euro moins fort afin de relancer leurs exportations, et cela ne pourra se faire qu’au travers de mesures non conventionnelles.

Cette mesure exceptionnelle est encore à l’étude, et son utilisation n’est pas encore confirmée. En effet, les textes de lois de la zone euro indiquent clairement qu’aucune aide directe ne peut être faite aux états. Il faut donc régler ces différents problèmes législatifs avant de pouvoir utiliser le QE.

D’autres mesures sont quant à elles à l’étude, notamment celle sur l’utilisation de taux de dépôts négatifs. Le QE serait donc l'arme de destruction massive absolue, et ainsi le dernier recours de la BCE.

Les objectifs à long terme de la BCE :

Par l’utilisation de méthodes dites non conventionnelles, la BCE cherche notamment à parer à la déflation naissante en zone euro, mais aussi à relancer l’offre du crédit et la consommation, pour ensuite viser sur le long terme une inflation évoluant dans un range de 1.5 à 2%.

Mario Draghi reste cependant rassurant en évoquant à peine le risque déflationniste européen, sans doute pour ne pas provoquer la panique chez les opérateurs et investisseurs. Le marché commence en revanche à pricer ce risque et plus précisément l’utilisation de mesures non conventionnelles dans les prix, les paires en Euros entament une nouvelle tendance baissière.

À quoi s’attendre dans les semaines qui arrivent ?

On peut s’attendre à assister justement à une chute des paires en Euro au profit du dollar, qui quant à lui, superforme ces derniers temps en raison d’excellents chiffres pour le mois de Mars. La paire EUR/AUD a d’ailleurs chutée aujourd’hui sous sa résistance majeure, ce qui laisse présager une possible tendance baissière.

Je compte publier une analyse  cette semaine et donner mon sentiment véritable sur ce qui se trame en Europe, donc restez branché !

 Bonne journée à vous.

 

Sylvain.

Contact: sylvain.loganadin@gmail.com

Twitter: @Sylvain_fx

LinkedIn: Sylvain Loganadin

 

Actualité: Quantitative Easing pour réparer la vieille Europe ?
Tag(s) : #Actualité

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